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  • Royaumeix

L'Eglise

M. TSHIMANGA Roger est le prêtre de paroisse St Gérard, celle-ci regroupe 33 communes.

La présence d'une église à Royaumeix remonterait à 1359.
Le 3 août 1693 début des inscriptions sur les archives paroissiales : premier baptême enregistré.
1710 destruction probable de l'église, le village ayant été complètement brûlé, selon des archives elle était située au n°2 rue Carnot.
La première construction sur l'emplacement actuel daterait de 1768.
Les églises successives depuis 1710 auraient été érigées ou restructurées vers 1712, 1768, 1834 et 1860 .
Le 9 juin 1804 M Lacourt curé procède à la bénédiction de deux cloches.
En 1829  l'ancienne église a été démolie pour y construire celle de 1834.
Elle comprend une tour servant d'entrée, une nef, un choeur et une sacristie sur la droite, elle était entourée avec le cimetière d'un mur. L'intérieur était garni de deux autels collatéraux en bois, dédiés l'un à la Sainte Vierge, l'autre à Saint Léon.
Le clocher accueille trois cloches.
Le 3 août 1837 deux cloches fondues pour la paroisse ont été baptisées par M. Delatte, curé de la cathédrale de Toul.
La première pesant 850 kg a eu pour parrain M Charles Josserand Raguet, Comte de Brancion, chevalier de St Louis et de la légion d'honneur, et pour marraine Mme Louise Blanche Magalon de la Marillière, Baronne de Vincent, sous-préfète.

                                                                                                                                                                                                                     

La seconde, 630 kg a eu pour parrain M Jean-Christophe Leopold Goutt, ancien chanoine deToul et honoraire de Nancy, aumônier de l'hôpital de Toul, et pour marraine Mme Félicité de Fergant Dupuis, épouse de M Charles Victor Drouel capitaine en retraite, chevalier de la légion d'honneur.
Il a été attesté de la présence d'un orgue à cylindre.
 A son arrivée à Royaumeix en 1851, l'abbé Doyotte voyant l'église aussi pauvre et petite se mit en devoir d'en faire ériger une autre plus grande et plus fastueuse.
 Les paroissiens acceptèrent d'autant plus que le choléra vint jeter l'effroi et la consternation dans le pays du Toulois.
A Royaumeix, la maladie sévit avec violence ; toute la paroisse accourut tremblante au confessionnal et à la table sainte. 
Mais il fallut attendre 7 à 8 ans la vente des bois communaux  (grumes) pour avoir l'argent nécessaire.

Cette nouvelle église devra pouvoir accueillir 350 personnes, et être construite sur l'ancien emplacement dans le style néo-gothique.

Les plans furent élaborés en 1860 par l'architecte Vautrin de Nancy.
Les travaux de construction ont été adjugés à l'entrepreneur Collin de Morville sur Nied pour la somme de 50347 F.
La première pierre est bénite le 15 juillet 1860.
Elle est construite sur un plateau à l'altitude de 254 mètres, en partie sur l'ancienne église, sur une partie du cimetière et d'un égayoir.
La construction fut interrompue, faillit même être abandonnée, les murailles bâties sans l'appui de contreforts suffisants étaient à la hauteur des voûtes.
Celles-ci étaient construites mais non encore recouvertes, quand sous la poussée de leur poids, les murs s'élargirent et s'effondrèrent dans un fracas entendu dans les villages voisins.
Elle fut reconstruite mais avec de puissants contreforts.
Les travaux concernant l'église furent terminés fin 1862 (réception définitive 27 janvier 1863). La réouverture au culte  aura lieu en août 1863.
 
Ses dimensions     La nef :           longueur 25,70 m, largeur 12,70 m ;
                                  Le choeur :     longueur 9,50 m, largeur 7 m
                                  Les voûtes :  hauteur sous les voûtes 15,75 m

 

 
Les matériaux : la pierre provient des carrières d'Andilly, les moellons de Manonville, les pierres de taille d'Euville et de Manonville, la chaux grasse pour le mortier des fours d'Andilly ; de Toul et Montauville pour d'autres usages.
La tour, le clocher et la flèche élégants furent terminés en 1872 portant le coq gaulois à 50 mètres. Réception des travaux 22 décembre 1872.
Les cloches laissées sur le beffroi lors du démontage, et reposant sur le sol n'étaient pas entendues par une partie des habitants ; il y avait urgence à en commander d'autres, d'autant qu'elles n'étaient plus en bon état et dissonantes.
Trois nouvelles cloches furent donc commandées à la fonderie Perrin de Robecourt (Vosges) et les anciennes vendues pour la somme de 3900 F.
Elles furent bénites le 24 octobre 1872 et mises en place.


Les cloches portent les inscriptions suivantes :
 
*La plus petite d'un poids de 520 kg donne la note (fa dièse)
L'an 1872, moi, Léonie-Justine, j'ai été bénite par M Mansuy, curé archiprêtre de la cathédrale de Toul.
Sous l'administration de M Laurent Alfred maire de Royaumeix de M. Ganier curé, de M. Etienne Thomas adjoint. 
J'ai eu pour parrain M. Léon Justin Marchal, et pour marraine Mlle Justine –Léonie Lombard.
 
*La seconde d'un poids de 780 kg donne la note (mi)
L'an 1872, moi, Marie-Marcelline Félicité, j'ai été bénite par M. Mansuy curé archiprêtre de la cathédrale de Toul.
Sous l'administration de M Laurent Alfred maire de Royaumeix de M. Ganier curé, de M. Etienne Thomas adjoint. 

J'ai eu pour parrain Marcelin Laurent et pour marraine Félicité Etienne.


*La grosse d'un poids de 1040 kg donne la note ( ré)
L'An 1872, moi Marie Jeanne Ester, j'ai été bénite par Saint Mansuy (même inscription que les précedentes)
J'ai eu pour parrain M.Grandidier , vicaire à Saint-Martin de Pont-à-Mousson et pour marraine , Mme Ester de  Lantivy Comtesse de Brancion .
 
Depuis 1931 un système électrique offre des possibilités de sonnerie. Vers 1980 un nouvel équipement y est installé permettant la programmation.
Le clocher est aussi muni d'une horloge installée en 1924 pour une somme de 10 000 F.
Elle indique l'heure sur les quatre faces. Une ancienne y avait été installée en 1873.
Depuis le narthex on accède à la nef, à l'escalier menant à la tribune et au clocher, une autre porte donne accès à la tourelle des contrepoids de l'horloge.
D'une hauteur d'environ trente mètres, la tour est très ornementée, le clocher est de section carrée, on peut y voir quatre gargouilles témoignant du renouveau gothique, oeuvres exclusives des architectes Morey et Vautrin. La flèche de  12 mètres surmontée d'une croix et d'un coq pesant ensemble 200 kg a été ébranlée en septembre 1879 par la foudre. Cela avait occasionné  environ 2000 F de dégâts.
L'ouragan du 21 décembre 1911 et la charpente pourrissant, la flèche a été démontée en 1913.
La tour est maintenant couverte d'une toiture à deux pans dissimulée derrière des ornements de pierre. Un coq girouette en zinc estampé et doré a été posé sur le clocher en 1913.
Au cours de toutes ces années beaucoup de dons sont versés, la plupart du temps il s'agit de faire célébrer des messes d'intention.
L'église de Royaumeix a servi de référence pour l'élévation du clocher et également pour la configuration intérieure (style Vautrin), à plusieurs églises lorraines, ( Bruley , Xeuilley ….)
Une église de ce type fut aussi construite en Indochine.
A la fin de l'année 1867, les travaux n'étant pas encore terminés et des aménagements intérieurs restant à faire, l'Abbé Doyotte  qui avait présidé à la construction de cette belle église, mais trop vaste et trop chère et qui entraînera, dans l'avenir de coûteuses réparations et un sérieux entretien, entendant la désapprobation de bien des gens du village, dut quitter sa paroisse. Dès son arrivée en 1869, l'Abbé Ganier oeuvra pour terminer cette construction.

Quelques atouts remarquables :

Dix grandes verrières de 5,50 mètres à 6 mètres de hauteur, très colorées, 2 sont composées de médaillons représentant  les armoiries des familles de Raguet de Brancion  et de Kerveno , 8 d'entrelacs. Tous ces vitraux et verrières ont été faits par la firme Janin de Nancy et ont été restaurés en 1927 par la firme J. Benoit suite au bombardement par l'artillerie allemande pendant la première guerre sur l'église non atteinte mais qui subit des dégâts importants, la toiture et les vitraux sont endommagés.
Deux statues, une en l'honneur de Saint Léon et l'autre (vierge à l'enfant), furent commandées lors de la restauration de l'église en 1834.
Dans la partie choeur le maitre–autel néo gothique  comprend dans sa partie inférieure une représentation du Christ au tombeau.
Les trois autels réalisés en 1879-1880 sont l'oeuvre de Tavany sculpteur de talent de Toul.
Deux sacristies, dont une est en fait une chapelle sépulcrale et un caveau, avaient été construites sur demande de l'Abbé Doyotte et payées par la famille de Brancion.
Sur le pourtour des bas-côtés, un chemin de croix placé en 1889, belle réalisation de 14 stations.
C'est l'oeuvre d'Arthur Pierron quai de la Bataille à Nancy.
Les statues garnissant l'intérieur de l'église sont des dons de plusieurs familles.
Une chaire en chêne à prêcher gothique en rapport avec le style de l'église fut payée par le conseil municipal.
Sur la tour, la rosace trilobée et la statue de l'archange St Michel en pierre d'Euville protecteur des églises.
Reliques de la vraie croix de St Léon lX scellées et authentifiés en 1874.
 
Durant la période du 1.08.1914 au 28.06.1919, 5 236 messes ont été célébrées à l'église par des prêtres soldats.
De nombreux témoignages  de signatures de soldats et régiments sont encore visibles sur les murs .
 
2010/2011  Travaux de réparation des murs extérieurs de l'église et crépissage par l'entreprise Genin, grâce en partie à un généreux donateur.
 
2012  Mise en place d'une horloge lumineuse, disparition des cadrans de 1924 et remplacement des battants.



 
Informations pratiquesBlason Royaumeix
Adresse
Mairie de Royaumeix5 place de la reine Brunehaut54200 Royaumeix
Téléphone
+33 3 83 62 84 52
Fax
+33 3 83 62 84 52
Horaires d'ouverture
Le lundi : de 16h30 à 19h00 
Le jeudi : de 13h30 à 17h30
 
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